Mardi 13 mai 2008
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Langues régionales : débat sur la modification de l’ article 2 de la Constitution.

ON ACHEVE BIEN LES LANGUES

Après un 85ème débat parlementaire depuis 1958 sur le sujet, la déception est une nouvelle fois au rendez-vous.

Déception ? Non, plutôt la confirmation qu’il est vain de se faire encore des illusions sur la bonne volonté de l’Etat français

et des gouvernements qui s’y succèdent.

Lors de ce débat, ainsi que les jours précédents et suivants, nous avons pu entendre les députés de toutes tendances politiques réclamer qui la générosité de la République, qui le respect de la diversité et de la richesse des langues de France. Qu’il est facile de se donner bonne conscience, à droite comme à gauche, alors que l’article 2 de la Constitution dont l’acte de naissance porte la date du 4 août 1995 est présenté comme éternel et nécessaire à l’existence et la protection de la langue française.

Jean Petit, universitaire à Reims et Constance, déclarait en 2000 que « le monolinguisme en France est érigé pour ainsi dire en religion d’Etat ». N’est-il pas temps de changer de religion ?

L’occasion que représente la nécessaire modification de la Constitution pour autoriser la ratification du Traité de Lisbonne sera-t-elle une occasion ratée ? Mme Lebranchu, ancienne Garde des Sceaux, l’a rappelé lors de son intervention : sans modification de l’article 2, tout texte de loi allant dans le sens de la vitalisation des langues régionales, est voué à finir à la poubelle.

Aujourd’hui, un citoyen peut faire respecter les droits que lui garantit l’Europe en saisissant la Cour européenne des droits de l’homme ; mais si ce citoyen est Français, il ne peut pas faire respecter les droits qu’il tient de la Constitution française. Exemple : Le droit à l’expérimentation étant inscrit dans la Constitution, le Conseil régional de Bretagne et son Président Jean-Yves Le Drian ont déjà réclamé de pouvoir exercer ce droit concernant les politiques de l’eau et la politique linguistique. À chaque fois ce droit nous a été refusé…. Refus démocratique ? constitutionnel ? républicain ?

Parmi les arguments avancés par les ennemis d'une modification de l’article 2 et de la ratification de la Charte du Conseil de l'Europe, celui du coût financier des traductions des textes officiels et autres dans les langues régionales de France tient de la galéjade ! En effet, la France est l’Etat d’Europe le plus condamné pour le non respect des directives européennes. À ce jour, l’évaluation du coût des manquements de la France s’élève à une somme allant de plusieurs centaines de millions d’euros à douze milliards d’euros, sans compter les pénalités journalières s’élevant à plus d’un million d’euro par jour !

De quoi financer politiques linguistiques et politiques de l’environnement dignes de ce nom.

À ces condamnations régulières par la Cour de justice des communautés européennes pour non respect des réglementations européennes, s’ajoutent les condamnations de la France par la Cour européenne des droits de l’homme pour des procès inéquitables…..

Pourquoi, alors que la France membre fondateur de l’Union européenne s’assoit sur le droit européen et préfère faire payer par l’argent des contribuables de très lourdes amendes, cette même France exige-t-elle le respect du droit européen comme preuve de démocratie par les candidats à l’entrée au Conseil de l’Europe ?

Le plus pitoyable dans cette affaire – et il est stupéfiant que ce soit des autonomistes bretons qui doivent le mettre en lumière – c'est que les ayatollahs du monolinguisme qui s'imaginent défendre les positions de la France sur la scène internationale en condamnant les langues dites régionales au cachot sont au contraire ses plus sûrs destructeurs. Car à chaque fois que la France agit à l'envers de ses discours, elle s'affaiblit. Y aura-t-il un jour dans la classe politique parisienne un esprit plus éveillé et courageux que les autres pour s'en rendre compte et le dire?

Plus que jamais, l’Europe des régions est la réponse à la question du nivellement des esprits et de la parole par la diminution du nombre des langues et l’appauvrissement de celles-ci au bénéfice d’une langue dominante au rabais.

Plus que jamais, le transfert de compétence inscrit dans la Constitution est l’outil qui autorisera la Bretagne à mettre en œuvre les moyens nécessaires à un véritable plurilinguisme breton-français-anglais (et/ou allemand, espagnol, portugais, mandarin ?) autant dans les cursus scolaires de la maternelle à l’université que dans la vie sociale et publique. Les Bretons n'accepteront pas de sacrifier leur identité pour l'appareil d'un Etat qui voit son salut derrière des barricades.

Pour conclure, je fais miens les propos de Dominique Barella (ancien membre du Conseil Supérieur de la Magistrature) : « Quand les dirigeants de ce pays –la France- vont-ils cesser de donner des leçons de morales démocratiques et juridiques à la terre entière tout en s’affranchissant du respect des traités ? Si notre pays cessait de considérer que depuis l’onction mythique de 1789, il a définitivement prouvé au monde qu’il est un phare de la pensée démocratique qui le dispense de respecter le code de la route international ».

Pour l’Union démocratique bretonne,
La porte-parole Mona Bras


par Rémi BEAUTO publié dans : Pays d'AURAY
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Samedi 10 mai 2008
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(BMP)
Conf Brec’h


Intervention de Monsieur Dalgalian, linguiste, de l’association Divskouarn et de l’Office de la Langue Bretonne.

C’est un peu plus de deux semaines après le passage de la course pour la langue bretonne dans le Pays d’Auray que Deskamp Brec’h, association des parents d’élèves des classes bilingues publiques de Brec’h a décidé de tenir une conférence-débat sur le bilinguisme précoce breton-français.

La conférence sera animée par le professeur Gilbert Dalgalian, sur le thème des avantages du bilinguisme précoce et de l’innovation pédagogique. Le professeur Dalgalian est un expert en technologie éducative, il est aussi un éminent linguiste spécialisé dans les apprentissages précoces de langues. Il a rédigé plusieurs ouvrages sur ces thèmes : « enfances plurilingues », en 2000, et plus récemment « Reconstruire l’éducation », nous avons d’ailleurs consacré un article à cet ouvrage dans le dernier numéro du magazine « Div Yezh Er Skolioù ».

L’intervention de Monsieur Dalgalian sera suivie d’une présentation de l’association Divskouarn qui s’est donnée pour mission de développer l’apprentissage du breton avant l’âge de la scolarisation ( Crêche, Rams...)

Enfin pour cloturer cette matinée sur les avantages du bilinguisme précoce, l’Office de la Langue Bretonne viendra remettre au CM2 bilingue de l’école publique, le spilhennig, le symbole que les bretonnants peuvent arborer pour se reconnaitre entre eux.

Les personnes présentes lors de cette matinée pourront poser toutes les questions qu’elles souhaitent, les intervenants étant là pour répondre à toutes leurs interrogations.

La conférence aura lieu à 9h30 à la cantine municiapale de Brec’h. La cantine municipale se situe juste à coté de la bibliothèque dans le bourg de Brec’h.

Contact : Ronan Postic Tel : O6.87.35.84.85 E-mail : ronan.postic@div-yezh.org



par Rémi BEAUTO publié dans : Pays d'AURAY
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Vendredi 9 mai 2008
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La langue bretonne
situation actuelle et avenir

Ar brezhoneg
bremañ hag en amzer da zonet


Conférence-débat organisée par le Cercle Sten Kidna
avec Meriadeg Vallerie (de l'Office de la Langue Bretonne, auteur d'un rapport sur l'état du breton publié en 2007)

Prezegenn aozet get Kerlenn Sten Kidna
get Meriadeg Vallerie (ag Ofis ar brezhoneg, skrivet getan ur studiadenn embannet e 2007 a zivout stad ar brezhoneg



Jeudi 22 mai à 20 h 30 à Auray
D'ar yaoù 22 a viz Mae, 8e30 da noz, en Alré

Salle du cercle Sten Kidna, ancienne école Rollo, rue Joseph-Rollo - tél. 02.97.29.16.58.
Sal Kerlenn Sten Kidna, skol gozh Rollo, straed Joseph Rollo - pellgomz : 02.97.29.16.58.

Entrée gratuite
Netra evit monet e-barzh

E galleg e vo ar brezegenn/La conférence sera en français
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par Rémi BEAUTO publié dans : Pays d'AURAY
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Mercredi 7 mai 2008
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Qui a dit que nos élus ne faisaient rien? L'UDB, profitant du débat d'aujourd'hui sur la place des langues régionales, a soufflé l'idée à notre président de région d'une petite lettre au Premier Ministre dont voici le contenu:

"De débats en amendements, la question des langues régionales est récurrente, mais sa situation est malheureusement chaque jour de plus en plus critique.

Depuis la signature de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires le 7 mai 1999, la situation n'a pas évolué et même dans certains cas des blocages administratifs n'ont pas permis le développement des langues régionales: non ouverture de classes, articulation école élémentaire et collège non organisée, crédits spécifiques en baisse. Ce ne sont là que quelques exemples.

Vous comprendrez que l'organisation du débat sur les langues régionales ce mercredi à l'Assemblée Nationale est une étape importante et je veux y voir là le début d'un nouveau processus permettant la reconnaissance de la diversité linguistique en France.

J'ai cependant la conviction que cette question serait plus audible et efficace si elle était gérée d'une façon globale et pragmatique à l'échelle régionale, au plus près des enjeux des locuteurs.

A son niveau, dans la limite de ses compétences et de son budget, le Conseil Régional de Bretagne a mis en oeuvre  le "plan de politique linguistique" voté à l'unanimité en décembre 2004. Ainsi, qu'il s'agisse de soutenir les filières d'enseignement, des formations pour adultes, du développement des usages des langues régionales dans les médias, du soutien à l'édition et l'expression culturelle en breton et gallo, la politique volontariste de la Région a un coût et surtout des limites inhérentes aux moyens et compétences dont elle dispose.

Cette année, nous fêterons en Bretagne les 30 ans de la Charte Culturelle présentée par Valéry Giscard d'Estaing. Alors que l'UNESCO annonce l'année internationale des langues, il me semble opportun de franchir un nouveau cap et de donner un nouvel élan au bilinguisme en Bretagne.

Dans ce contextee, j'ai l'honneur de vous demander le droit à l'expérimentation inscrit dans la Constitution afin de développer et mettre en oeuvre une politique lingistique en adéquation avec les attentes des Bretons."
par Rémi BEAUTO publié dans : Pays d'AURAY
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Mardi 6 mai 2008
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Pour cette première édition de la Redadeg en faveur de Diwan, l'UDB s'est mobilisée pour être présente tout au long du parcours. Plusieurs de nos fédérations et sections ont acheté des kilomètres, plusieurs de nos militants ont aussi participé financièrement et/ou physiquement. Sans compter les participations suscitées par l'UDB.



- La section de Vannes a acheté un kilomètre couru par Jean-Jacques Page


- La section de Lorient a acheté un kilomètre couru par Gael Briand


- La section de Quimper a acheté un kilomètre couru par Bernard Le Mao et Mary Le Doussal


- La fédération du Trégor Goëlo a acheté un kilomètre couru par Joseph Jezequel


- La fédération d'Ille et Vilaine a acheté trois kilomètres courus par Frédéric Bourcier (premier secrétaire fédéral du PS35)


- Les élues UDB de Rennes ont acheté deux kilomètres toujours courus par Frédéric Bourcier


- Les élus UDB de Guingamp ont acheté un kilomètre couru par Gwendal Rioual


- La section de Guingamp a acheté un kilomètre couru aussi par Gwendal Rioual


- La section de Paimpol a acheté un kilomètre couru par Loig Ollivier


- La section Kreiz Breizh a acheté deux kilomètres courus par Helori Ar Gall-Carré.



Ajoutons à cela les camarades qui ont participé à la Redadeg à titre personnel ou pour une autre organisation:

Pascal Henry, Jean François Lugué, Alan Le Gall, Hervé Latimier, Jacky Even, Roger Lostanlen, Hervé Le Gall
par Rémi BEAUTO publié dans : Pays d'AURAY
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VU sur le Net

QUIMPER : Langues régionales.

L’UDB attend une suite au débat


Une quarantaine de militants rassemblés hier, en fin de journée, devant la préfecture.




Point 144 :
quelque part dans la campagne Mor Bihannaise,
insolite, inhabituel


Le PEUPLE BRETON

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